Qui suis-je ?

Je n’aime pas parler de moi, mais un site Internet est toujours plus honnête quand son auteur ne cache pas qui il est. Et si vous avez voulu davantage de détails sur certaines de mes histoires, vous aurez peut-être la curiosité de lire la mienne. Bon, allons-y…

Je m’appelle Pierre Cuvelier. Je suis né en France, à Paris, en 1985. Pendant mon enfance, j’ai écouté puis lu de nombreuses histoires. C’est à ce moment que je suis tombé dans la marmite des contes, des mythes et des légendes, et que j’ai pris goût au merveilleux et aux récits de voyages. J’ai commencé à écrire et dessiner des histoires dans mon coin. J’ai lu indistinctement des classiques de la littérature et de la science-fiction. J’ai rêvé sur les gravures d’Edouard Riou pour les romans de Jules Verne, sur les planches de Tintin et de Gaston Lagaffe et sur les illustrations de petits livres sur la mythologie grecque.

J’étais encore assez jeune quand un voisin m’a prêté Le Hobbit de Tolkien, que j’ai beaucoup aimé. Au Noël suivant, mes parents m’ont offert Le Seigneur des Anneaux dans une édition en un seul gros volume illustré par Alan Lee. Je n’avais jamais vu de livre aussi gros. L’univers était infini, les illustrations sérieuses, élégantes et évanescentes ; l’histoire était si longue et complexe que je pouvais arriver à la fin en ayant oublié le début et recommencer ; il y avait des cartes de régions qui s’assemblaient pour en composer une plus grande, des arbres généalogiques, des notes, des index, des choses qui ressemblaient à des cartons d’archive d’une réalité différente et oubliée ; j’en étais jaloux tellement c’était grand ; c’était merveilleux. Je me suis aussitôt inspiré de ce principe de cartes pour approfondir les univers que j’avais créés. Beaucoup de gens ont vécu le même genre de choses en découvrant Tolkien.

Au collège, j’ai découvert plus précisément les littératures de l’imaginaire, les jeux vidéo d’aventure de Cryo, les jeux de cartes à collectionner et les jeux de rôle sur table. Ces derniers sont devenus l’une de mes passions les plus durables, alors que je n’y ai jamais joué très fréquemment. Il y a simplement quelque chose de fabuleux à détailler un monde pour l’offrir comme terrain de jeux et d’histoires aux autres. J’ai commencé à élaborer un univers de fantasy appelé Fantasia, auquel j’ai consacré un jeu de rôle que j’ai mis en ligne à partir de 2001 et de très nombreux textes, dont ma première nouvelle publiée, « Quand les dragons étaient carnivores », une tragédie de fantasy parue dans le numéro 13 de la revue Faeries. C’est à ce moment que j’ai commencé à sortir un peu de mon coin et à répondre à des appels à textes pour des revues et des anthologies.

Après des années de lycée et un Bac L auxquels je dois beaucoup de belles lectures classiques (Verlaine, Diderot, Beaumarchais, les tragiques grecs…), j’ai mené des études littéraires en classe préparatoire. C’est le moment où on lit enfin pas mal de classiques dont on a entendu parler depuis longtemps et où on découvre des auteurs au talent exaltant et écrasant à la fois : « bon, pour prétendre écrire après ça il va falloir être crédible ». Quelques découvertes marquantes : les poèmes en prose d’Aloysius Bertrand et d’Henri Michaux, les tropismes de Sarraute, les romans de Claude Simon… Fin 2005, je suis entré à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm où j’ai étudié pendant quatre ans et, en parallèle, j’ai passé l’agrégation et fait mes deux masters en lettres classiques à l’université Paris Ouest Nanterre. J’ai ensuite mené à bien une thèse en études mythologiques à l’université de Poitiers, Le Mythe de Pélops et d’Hippodamie en Grèce ancienne : culte, images, discours, que j’ai soutenue fin 2012 (elle a obtenu la mention très bien avec félicitations du jury à l’unanimité). Après une année d’ATER à Nanterre, je suis passé dans l’enseignement secondaire, où je suis encore. Pendant toute cette période, j’ai écrit des nouvelles, des poèmes, des fragments en prose, des articles et des critiques à côté de mon travail de recherche.

Depuis 2007-2008 environ, je me suis essayé à l’écriture de textes longs. Ayant inventé un autre univers de fantasy (très différent de Fantasia), j’y ai écrit ce qui devait être une nouvelle et qui est devenu une sorte de novella ou de court roman. Puis je me suis lancé dans une autre histoire qui en formait la préquelle mais qui pouvait être lue de façon indépendante. Cela a été mon premier « vrai » roman, un travail de longue haleine puisqu’en raison de mes études, de la thèse, des articles de recherche, des vacances rares, etc., sa rédaction et ses corrections se sont étalées sur au moins sept ou huit ans. Après quelques années à écrire pour Disharmonies, j’ai décidé de consacrer plus de temps à l’écriture et de me lancer dans un deuxième roman sans rapport avec les précédents, en m’astreignant à écrire au moins une journée par semaine. Cette fois, c’était un roman fortement ancré dans la mythologie grecque telle que je l’avais approfondie tout au long de mes études. J’ai désormais deux romans dans mes cartons et j’espère pouvoir les publier un jour.

C’est toujours intimidant de soumettre ses écrits aux gens et ça peut vite paraître prétentieux de revendiquer le nom d’écrivain. Je l’emploie de façon pragmatique : j’écris, je publie, je veux continuer à écrire et publier, ça correspond à peu près à la case « écrivain ».

Je continue à écrire des nouvelles et j’ai d’autres projets de romans en cours. J’espère de tout cœur pouvoir publier certains de ces textes et en parler ici.

Si vous avez besoin de m’écrire, vous pouvez m’envoyer un message à textesdepierre (arobase) free.fr

Page rédigée en janvier 2019.