Le Scandale chatoyant

« Le Scandale chatoyant » est une nouvelle publiée dans le n°37 de la revue Disharmonies en mars 2013. Ce numéro, qui avait pour thème « Babel », s’intéressait à la diversité des langues. C’est cette diversité des langues qui est un scandale pour la petite collégienne qu’on découvre au début de l’histoire (histoire qui se déroule dans le « monde réel » et ne comporte pas d’élément fantastique ou merveilleux, en dehors du réel lui-même). Mais c’est un scandale dont elle apprend à s’accommoder et qui devient peu à peu attirant, enchanteur, chatoyant.

En coulisses

Une fois n’est pas coutume, cette nouvelle s’inspire d’histoires vraies, celles de plusieurs amis et amies. Même s’il n’était pas dédié à quelqu’un en particulier à sa publication, il n’existerait probablement pas sans Cil, Tortuga et Zo, qui se reconnaîtront en passant par là, ou bénéficieront du moins de ma reconnaissance. Tout le monde peut dormir sur ses deux oreilles : l’inspiration est largement assez indirecte et mêlée d’inventions pour ne rien révéler ou reprendre directement de la vie de qui que ce soit…

Mélanie MtF

« Mélanie MtF » est une nouvelle parue dans le n°10 de la revue Disharmonies en novembre 2009. Ce numéro-là avait pour thème « Victor Victoria » (titre d’un film allemand « refait » par les Américains et changé ensuite en comédie musicale), et il portait sur le genre et les sexualités.

Dans ma nouvelle, je m’intéresse au thème de la transidentité, qu’on appelle encore souvent transsexualité : les gens nés d’un sexe biologique donné, mais qui se sentent profondément de l’autre sexe et qui ont besoin d’entreprendre une transition pour faire correspondre leur corps avec leur identité de genre réelle. Le personnage principal, Mélanie, est née dans un corps de sexe mâle, mais est profondément une jeune femme (en anglais, on l’appellerait une transsexuelle « Male to Female », abrégé en MtF). L’histoire donne un aperçu des étapes de ce parcours du combattant qu’est une transition.

En coulisses

Peu de temps avant de discuter sur ce thème pour le numéro, j’avais assisté à une conférence de deux associations LGBTI portant sur la transsexualité et sur l’intersexuation, ce qui m’a donné envie de tenter d’écrire une fiction sur le sujet en essayant de ne pas dire trop de bêtises. Je me suis encore documenté après la conférence. En outre, l’histoire comportait ses difficultés d’écriture propres, car il n’est pas évident de donner en deux pages une idée assez générale du parcours d’une trans MtF qui apprenne quelque chose aux lecteurs, tout en donnant un minimum d’épaisseur aux personnages et si possible en évitant un manichéisme brut. Je ne suis pas entièrement content du résultat, mais je suppose que ça aurait pu être encore pire. Bien entendu, il y a aussi le problème du général et du particulier. L’histoire de Mélanie se veut en partie représentative de ce que peuvent vivre les trans, mais elle reste aussi l’histoire d’un personnage bien précis, avec son contexte familial et social, ses goûts et son caractère.

La compagnie des bêtes

« La compagnie des bêtes » a été publié dans le n°19 de la revue Disharmonies en décembre 2011, numéro qui avait pour thème « Le carnaval des animaux ». Il est plus question d’animaux que de carnaval dans mon texte. L’histoire se déroule dans le monde réel, à Paris, à une époque récente, et comporte un peu ou pas de fantastique (cela dépend plus de votre imagination que de moi). Elle raconte la vie d’un homme, dans un esprit un peu influencé par Une Vie de Maupassant (mais de loin, tout de même, et puis en deux pages).