Rêveil

« Rêveil » a été publié dans le n°8 de la revue Disharmonies en juin 2009, dans la rubrique « Miscellanées ».  C’est un texte court, de moins d’une page, qui est davantage une sorte de vision poétique qu’une nouvelle avec intrigue et rebondissement.

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En coulisses

« Rêveil » avait été écrit nettement avant ce numéro de Disharmonies. Il remonte à 2003. Au départ, c’est l’un des textes que j’ai écrits dans l’univers de Fantasia en les appelant « fragments », parce qu’ils sont courts et ne dévoilent que des bribes de cet univers. Comme on le remarquera facilement, il se comprend très bien en tant que texte autonome, ce qui est le cas de beaucoup de ces « fragments ». Le mot du titre, « Rêveil », n’est pas une faute d’accent pour « réveil » mais un mot-valise mêlant « rêve » et « éveil » (ou « réveil »), qui a un sens dans l’esthétique du recueil des « fragments de Fantasia ».

J’ai repris et corrigé le texte afin de le publier dans ce numéro dont le thème était « Apocalypse now ». Il y bénéficiait d’une fort belle illustration au crayon par Ys’tenn. Mon impression actuelle (j’écris cela fin 2013, environ dix ans après les premières versions de ce texte) est qu’il accuse un peu son âge et que j’espère avoir progressé depuis. Je garde tout de même une certaine affection pour lui, y compris pour le titre dont le néologisme nourrit toujours ma réflexion.

Cahots et crachotis

« Cahots et crachotis » est un petit ensemble de poèmes très brefs paru dans le n°27 de la revue Disharmonies en décembre 2011. Le thème du numéro était « Erreur 404 », et j’ai pris le parti de m’intéresser aux erreurs, aux maladresses et à tout ce qui, dans notre rapport intime et spontané à la réalité quotidienne, a quelque chose de fêlé, au sens endommagé et doucement dingue du mot. Le texte a bénéficié d’une belle illustration par Ys’tenn pour le numéro.

Le Scandale chatoyant

« Le Scandale chatoyant » est une nouvelle publiée dans le n°37 de la revue Disharmonies en mars 2013. Ce numéro, qui avait pour thème « Babel », s’intéressait à la diversité des langues. C’est cette diversité des langues qui est un scandale pour la petite collégienne qu’on découvre au début de l’histoire (histoire qui se déroule dans le « monde réel » et ne comporte pas d’élément fantastique ou merveilleux, en dehors du réel lui-même). Mais c’est un scandale dont elle apprend à s’accommoder et qui devient peu à peu attirant, enchanteur, chatoyant.

En coulisses

Une fois n’est pas coutume, cette nouvelle s’inspire d’histoires vraies, celles de plusieurs amis et amies. Même s’il n’était pas dédié à quelqu’un en particulier à sa publication, il n’existerait probablement pas sans Cil, Tortuga et Zo, qui se reconnaîtront en passant par là, ou bénéficieront du moins de ma reconnaissance. Tout le monde peut dormir sur ses deux oreilles : l’inspiration est largement assez indirecte et mêlée d’inventions pour ne rien révéler ou reprendre directement de la vie de qui que ce soit…

Le Musée de la solitude

brinsdeternite49-2017« Le Musée de la solitude » est une nouvelle que j’ai écrite pour le n°35 de la revue Disharmonies en décembre 2012. C’est une nouvelle fantastique dont le sujet est très exactement ce que dit le titre. Comme les autres textes que j’ai écrits pour la rubrique « Miscellanées » de Disharmonies, il est court, un peu plus de deux pages. Le texte tente de se placer dans la lignées des histoires qui articulent le fantastique avec un questionnement philosophique, comme les Fictions de Borges ou l’imaginaire architectural des Cités obscures de Schuiten et Peeters. En termes formels, j’ai opté pour une narration à la deuxième personne du pluriel (comme dans La Modification de Michel Butor) et intégralement au futur, ce qui (si tout va bien) renforce l’étrangeté du récit.

Fin 2017, j’ai eu la chance de voir ce texte accepté par la revue de littératures de l’imaginaire québécoise Brins d’éternité. J’ai donc retravaillé le texte avec les correctrices de la revue. La seconde version est parue dans Brins d’éternité n°49 en février 2018.

Le site de Brins d’éternité.

Mélanie MtF

« Mélanie MtF » est une nouvelle parue dans le n°10 de la revue Disharmonies en novembre 2009. Ce numéro-là avait pour thème « Victor Victoria » (titre d’un film allemand « refait » par les Américains et changé ensuite en comédie musicale), et il portait sur le genre et les sexualités.

Dans ma nouvelle, je m’intéresse au thème de la transidentité, qu’on appelle encore souvent transsexualité : les gens nés d’un sexe biologique donné, mais qui se sentent profondément de l’autre sexe et qui ont besoin d’entreprendre une transition pour faire correspondre leur corps avec leur identité de genre réelle. Le personnage principal, Mélanie, est née dans un corps de sexe mâle, mais est profondément une jeune femme (en anglais, on l’appellerait une transsexuelle « Male to Female », abrégé en MtF). L’histoire donne un aperçu des étapes de ce parcours du combattant qu’est une transition.

En coulisses

Peu de temps avant de discuter sur ce thème pour le numéro, j’avais assisté à une conférence de deux associations LGBTI portant sur la transsexualité et sur l’intersexuation, ce qui m’a donné envie de tenter d’écrire une fiction sur le sujet en essayant de ne pas dire trop de bêtises. Je me suis encore documenté après la conférence. En outre, l’histoire comportait ses difficultés d’écriture propres, car il n’est pas évident de donner en deux pages une idée assez générale du parcours d’une trans MtF qui apprenne quelque chose aux lecteurs, tout en donnant un minimum d’épaisseur aux personnages et si possible en évitant un manichéisme brut. Je ne suis pas entièrement content du résultat, mais je suppose que ça aurait pu être encore pire. Bien entendu, il y a aussi le problème du général et du particulier. L’histoire de Mélanie se veut en partie représentative de ce que peuvent vivre les trans, mais elle reste aussi l’histoire d’un personnage bien précis, avec son contexte familial et social, ses goûts et son caractère.

La compagnie des bêtes

« La compagnie des bêtes » a été publié dans le n°19 de la revue Disharmonies en décembre 2011, numéro qui avait pour thème « Le carnaval des animaux ». Il est plus question d’animaux que de carnaval dans mon texte. L’histoire se déroule dans le monde réel, à Paris, à une époque récente, et comporte un peu ou pas de fantastique (cela dépend plus de votre imagination que de moi). Elle raconte la vie d’un homme, dans un esprit un peu influencé par Une Vie de Maupassant (mais de loin, tout de même, et puis en deux pages).

Histoire universelle du Peuple Paresseux, des Origines jusqu’à l’invention du Réveille-matin

« Histoire universelle du Peuple Paresseux, des Origines jusqu’à l’invention du Réveille-matin » est un récit paru dans le n°23 de la revue Disharmonies en mai 2011. Le numéro avait pour thème « Mou ».

Contrairement à ce que le titre peut laisser attendre, le texte ne prend pas la forme d’un pastiche de chronique historique : c’est un dialogue entre un oncle et un neveu à propos des origines du monde. L’oncle et le neveu font partie du peuple paresseux en question, dont la nature est expliquée dans le texte. Il est aussi question des débuts du conflit éternel entre ce peuple et celui des Réveils. Le tout est quelque part entre la bande dessinée et la fantasy humoristique, si on veut, mais avec une dose de poésie (j’espère).

Les périlleuses et énormissimes tribulations du géant Grangoulouk…

« Les périlleuses et énormissimes tribulations du géant Grangoulouk, chapitres extraits du Soixante et dix neuviesme Livre »  est un texte paru dans le n°30 de la revue Disharmonies en avril 2012. Le thème de ce numéro était « Gargantua » et ce texte est un récit humoristique dans la veine de Rabelais, qui met en scène les aventures d’un descendant de Gargantua de nos jours, ou plus précisément en mars 2010, au moment de l’éruption du volcan Eyjafjöll en Islande.

Tohu-bohu

« Tohu-bohu » est une nouvelle parue dans le n°18 de la revue Disharmonies en novembre 2010 ; le numéro avait pour thème « Le bruit et la fureur ». C’est un texte dont il est délicat de parler aux gens qui ne l’ont pas encore lu, puisqu’une bonne partie de son intérêt vient du fait que vous ne savez pas à quoi vous avez affaire au départ et que vous devez vous en rendre compte plus ou moins (voire plutôt moins) jusqu’à la chute. Je ne peux donc pas vraiment dire à quel genre il se rattache ni ce qu’il raconte…