Comme un vol de frelons dans la nuit affamée

Couverture du numéro 53 du fanzine AOC.« Comme un vol de frelons dans la nuit affamée » est une nouvelle de science-fiction, plus précisément d’anticipation, qui compte une grande dizaine de pages. L’histoire commence quand un homme, occupé à se reposer chez lui après une longue journée de travail, se retrouve plongé dans le noir par une panne de courant. Dès qu’il observe mieux les alentours, les détails curieux s’amoncellent, sans oublier ce bruit d’abord imperceptible, insidieux, qui se fait entendre de plus en plus fort, jusqu’à devenir insupportable. Cela ressemble à une nouvelle d’horreur où un monstre finit par apparaître. Sans pouvoir dévoiler toute l’intrigue, je peux vous prévenir que les choses sont plus complexes.

J’ai écrit la première version de ce texte en octobre 2017 pour un appel à textes qui se terminait deux jours après. J’ai rédigé le texte à l’arrache, ce qui n’est pas du tout la bonne chose à faire, mais je voulais avant tout voir ce que je pouvais faire en si peu de temps. Sans surprise, le texte n’a pas été retenu : il faut dire que le résultat manquait de finition. Je l’ai laissé dans un tiroir et repris quelques mois après, pour le corriger et le proposer au fanzine AOC. Le texte a été retenu, et, comme toujours en cas d’acceptation comme de refus, j’ai pu lire les avis des membres du comité de lecture, qui ne manquent jamais d’être instructifs. Certaines critiques du comité m’ont convaincu que le texte devait être encore retravaillé au-delà des corrections ou menus ajustements d’usage. Ce texte s’est avéré être la nouvelle que j’ai le plus lourdement réécrite jusqu’à présent avant publication. J’en suis heureux, car le résultat me semble mieux structuré et plus approfondi : la fin s’est faite moins abrupte, l’univers et les personnages se sont étoffés.

Ça a été un plaisir renouer avec le fanzine AOC, où j’avais publié deux textes dans le n°12 (une nouvelle steampunk, Olympia , ainsi que le poème Dreamlands), il y a pas moins de dix ans. Le travail de choix et de correction des textes y est toujours aussi attentif et courtois et j’aimerais remercier Vivien Esnault pour son accompagnement minutieux sans jamais devenir étouffant pendant la phase de correction. Quant à la forme, elle a bien évolué, avec une mise en page et des illustrations plus « pro » (dont une belle couverture d’Elie Rigaut) et un dos carré collé au lieu de simples agrafes, ce qui rapproche AOC du fanzine Présences d’esprits publié par le même club.

Ma nouvelle est joliment illustrée par Éric Faure-Brac, illustrateur de longue date d’AOC, que je remercie ici.

Vous pouvez consulter le site du club Présences d’esprits.

Olympia

aoc12-2009« Olympia » est une nouvelle fantastique « à l’ancienne » où j’ai voulu entraîner mon style de prose classique dans une ambiance dix-neuviémiste. Il mérite l’adjectif steampunk dans la mesure où il y est question d’un horloger et d’un certain nombre de mécanismes. En réalité, il s’agit surtout d’une réflexion sur les mécanismes de l’amour et sur le temps.

Cette histoire forme un hommage à l’opéra d’Offenbach, Les Contes d’Hoffmann, une œuvre que j’ai eu la chance de découvrir un peu par hasard tout petit et que j’ai toujours beaucoup aimée. Cet opéra s’inspire lui-même des contes fantastiques d’E.T.A. Hoffmann, qui sont un classique majeur du romantisme allemand. Si mon texte peut vous amener à découvrir ou à redécouvrir ces œuvres, j’en serai heureux. Mais si vous ne les connaissez pas du tout, n’ayez crainte : la nouvelle se comprend très bien sans cela.

Écrit en 2004-2005, le texte est paru dans le fanzine AOC n°12 du club Présences d’Esprits en juin 2009. L’illustration de Mira qui l’accompagne est très réussie et, en plus, saisit très bien l’esprit du texte : je l’en remercie ici.

Vous pouvez aller consulter le site du club Présences d’Esprits.