Actualités des publications : juillet 2022

Des poèmes dans la revue belge Traversées

La revue de poésie belge Traversées a trouvé bon d’accepter quelques-uns de mes poèmes, des haïkus regroupés sous le titre Fragments des matins effarés. Ils paraîtront dans le n°101, qui sera disponible cet été (en juillet ou en août) et ne devrait donc pas tarder à apparaître sur le site de la revue. Mise à jour le 12 juillet : et le voilà !

J’avais commandé et lu un numéro de cette revue il y a quelques années, et, quoique très ignorant des poètes et poétesses belges d’aujourd’hui, j’avais fait de belles découvertes dans des pages dont j’avais aussi apprécié la mise en page et les illustrations. Ça peut paraître bête, mais ce genre de critère joue beaucoup chez moi dans l’envie de proposer un texte quelque part. Notez que la revue publie aussi des auteurs non francophones, dont les poèmes sont proposés parfois en bilingue (anglais et français ou espagnol et français, par exemple). Le numéro 101 comprend un volumineux dossier sur l’œuvre d’Anne-Lise Blanchard, que j’ai découverte à cette occasion.

Mes Fragments des matins effarés évoquent les premières heures d’une journée de travail, lorsqu’on doit se lever tôt et se jeter dans les transports alors qu’on s’est mal arraché au sommeil. En hiver, il fait encore nuit, ce qui ajoute à l’aspect contre-nature de ces démarrages matutinaux. La ville, encore emprisonnée dans sa gangue de ténèbres, possède une présence accrue, ne se fait pas si facilement oublier que lorsqu’il fait grand jour et qu’on est en pleine forme. Les choses poursuivent une existence bien affirmée, et les autres formes de vie, qui ont commencé leur journée (ou n’ont pas terminé leur activité nocturne) nous disputent l’espace urbain. Les espèces de haïkus qui en résultent ont tous été écrits durant ces entre-deux hallucinés entre la nuit et le jour.

Cette publication est une nouvelle occasion d’observer les périodes de temps parfois très longues sur lesquelles peut s’étaler l’écriture puis la parution d’un texte. Les premières versions des Fragments des matins effarés ont été écrites en 2013-2014. Je les ai retravaillées à un rythme particulièrement irrégulier jusqu’en 2020, puis en ai proposé un choix restreint à Traversées. Il s’est ensuite écoulé plus d’un an et demi entre l’acceptation du texte et sa parution effective.

Ce long délai a encore renforcé ma vieille crainte superstitieuse consistant à ne pas parler d’une parution avant qu’elle se soit vraiment faite.

Corrections & aléas

Quid de mon travail depuis plus de sept mois que je n’avais pas posté sur ce site ? Beaucoup de travail sur un manuscrit de roman, qui m’a d’ores et déjà beaucoup appris, bien que je sois incapable de dire s’il est terminé ou non. En raison des méandres de la création de ce roman, je m’étais retrouvé avec un premier jet vraiment trop long, de presque 1 400 000 signes espaces compris… et je suis parvenu, en suant sang et eau, à le ramener à moins d’un million de signes, sans l’amputer et (j’espère) en l’améliorant au passage. Le pire, c’est que ce n’est sûrement pas fini, mais je me croyais totalement incapable de retravailler un texte à ce point, et j’y suis arrivé. C’est déjà ça d’appris !

Du côté des publications, en revanche, jusqu’à présent c’était assez morne. Outre les refus de textes, qui dans une certaine mesure sont naturels, je n’ai pas moins de deux textes acceptés et qui auraient dû paraître, mais qui ne sont pas paru pour des raisons tierces. Une nouvelle commandée pour une anthologie dont je n’ai plus de… nouvelles, au point que je me demande si elle paraîtra vraiment. La guigne ! Et une nouvelle acceptée par une revue enthousiaste… qui s’arrête pour une pause à la durée indéterminée. La re-guigne !

Une chance, en revanche : une nouvelle m’a été refusée non pas définitivement, mais sur le mode du « non, mais… » Le jury l’avait assez appréciée pour m’autoriser à en soumettre une version corrigée en tenant compte de ses remarques. Y a-t-il besoin de préciser que je ne me le suis pas fait dire deux fois, et que j’ai tâché de fignoler la seconde version ? Il n’y a plus qu’à croiser les doigts.

Bref, beaucoup de travail. Quand Boileau écrivait : « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », on nous raconte souvent que c’était une hyperbole, mais en réalité non, c’est vraiment cent fois, de la fois n°1 aux fois n°99 et 100, et c’est même bien plutôt une litote ! Beaucoup de travail et peu d’occasions de reconnaissance de ce travail pour le moment, mais ce n’est pas ça qui va me ralentir. Même si, je ne vais pas m’en cacher, je suis drôlement content de cette publication, si petite soit-elle. J’espère que ces poèmes plairont aux quelques paires d’yeux qui se promèneront dessus !

Si ça vous intéresse, vous pouvez aller voir ce que je raconte au sujet de mes précédents poèmes publiés. Le dernier en date était le Dialogue mystique des amants magiciens, qui appartient au genre très select de la poésie de fantasy érotique, et qui était paru en 2020 dans En marges!, une revue en ligne gratuite (donc vous pourrez aller lire le poème). Le premier, « Dreamlands« , qui relevait aussi de la fantasy mais lorgnait plus vers le fantastique puisqu’il rendait hommage aux Contrées du Rêve d’H.P. Lovecraft, était paru dans AOC n°12 en 2009, avec une illustration très évocatrice d’Agathe Pitié, qui a sacrément fait du chemin depuis.

Actualité des publications : juin 2020

EnMargesLogo

J’ai le plaisir de vous informer que mon poème en prose Dialogue mystique des amants magiciens paraîtra à la fin du mois dans le n°4 de la revue en ligne gratuite En marges ! Cette revue de sciences humaines et d’art s’intéresse à la question de l’intime et de ses enjeux politiques par l’intermédiaire d’entretiens et d’articles de réflexion, mais aussi de fictions et, donc, de poèmes.

C’est un texte qui n’est pas nouveau, puisque je l’avais écrit pour la revue étudiante Disharmonies à l’ENS Ulm il y a de longues années. Je l’ai repris l’an dernier, corrigé, amélioré, et j’en ai poussé encore plus loin l’aspect expérimental en jouant sur la typographie et la mise en page. Le résultat est réussi, à moins qu’il ne soit raté. En tout cas, il a plu au comité de lecture d’En marges ! J’ai assez hâte d’avoir des avis dessus et de lire le reste du futur numéro. C’est un texte auquel j’attache une importance toute particulière et je suis heureux qu’il soit remis à la disposition d’un lectorat plus large.

Vous pouvez consulter les trois numéros parus d’En marges ! et guetter l’arrivée du quatrième sur le site de la revue et éventuellement sur sa page Facebook.

Pendant ce temps, je poursuis avec régularité mon travail sur le manuscrit d’un roman oscillant entre le fantastique et le merveilleux urbain, qui est encore loin d’être achevé. Il m’entraîne dans des domaines sur lesquels je n’aurais pas imaginé écrire, ce qui le rend d’autant plus difficile et intéressant à élaborer.

J’ai proposé en fin d’année dernière et au début de cette année le manuscrit de mon roman précédent, situé dans la mythologie grecque, à quelques éditeurs. Le travail puis la période du confinement ont suspendu tout cela. L’arrivée de l’été sera plus propice à la reprise de mes propositions de textes.

Actualité des publications : juin 2019

Un article d’inspiration antico-fantastique pour jeux de rôle

En attendant la parution ma prochaine nouvelle cet été, voici ma troisième publication « pro » dans le domaine des jeux de rôle : un nouvel article dans Jeu de rôle magazine n°46, tout juste paru : « L’Eukratideion, la monnaie d’or maudite de l’antique royaume gréco-bactrien ». La rubrique « Inspirations », où il s’inscrit, part en général d’un sujet de vulgarisation historique pour fournir aux meneurs et meneuses de jeu de quoi enrichir leurs scénarios, PNJ ou descriptions de lieux, souvent avec des encadrés proposant une amorce de scénario ou le profil d’un personnage.

Dans mon cas, il est question d’un objet rare et étrange provenant du royaume gréco-bactrien, petit royaume aussi passionnant que peu connu né de la rencontre entre la culture hellénisée des soldats macédoniens d’Alexandre le Grand et des peuples de la Bactriane, en Asie centrale. Là-dessus vient se greffer une sombre histoire de roi trop ambitieux, de monnaie qui semble porter malheur à ses découvreurs, et une petite galerie de personnages du XIXe siècle bien réels qui formeront d’excellents personnages non-joueurs pour un scénario d’aventure.

JdrMag 46 couverture

Sur le feu

AOC n°53 devrait paraître sous peu avec ma nouvelle de science-fiction « Comme un vol de frelons dans la nuit affamée ». J’ai hâte de le voir paraître. L’écriture se fait toujours sur un temps long, même pour des formes courtes. Pour l’anecdote, la première rédaction de ce texte remonte à octobre 2017 et, bien que le texte compte environ 28 000 caractères espaces comprises, soit environ 11 pages A4, il a fait l’objet de plusieurs phases de correction, que ce soit de ma part ou, ensuite, en relation avec le relecteur attentif désigné par AOC. Au passage, le récit s’est substantiellement allongé afin de rendre la fin moins abrupte et de donner davantage de consistance tant à l’univers qu’aux personnages principaux.

Ce temps long de l’écriture se prolonge d’un temps long de la publication. Proposer des textes à des revues et à des éditeurs puis attendre leurs réponses, parfois hypothétiques, car tous ne prennent pas la peine d’envoyer des messages de refus quand ils décident de ne pas retenir un texte. Ce sont au minimum plusieurs mois d’attente, souvent dans l’ignorance du moment exact où la réponse tombera, avec le stress de se demander si le texte sera accepté, s’il aura plu, s’il aura été compris comme je l’espérais ou s’il suscitera des malentendus au sein des comités de lecture (certains avis détaillés que j’ai pu lire en montraient des exemples). Si le texte n’est pas retenu, c’est au minimum un mois de travail à remettre en cause (pour une brève nouvelle) mais le plus souvent plusieurs mois ; pour un roman, on compte en années. Faut-il soumettre le texte ailleurs, corriger, jeter l’éponge ? Au moins faut-il avoir obtenu une réponse, ne serait-ce que pour proposer un autre texte à la revue (ou à l’éditeur) en question, car il n’est pas possible d’en proposer plusieurs et le nombre de structures auxquelles on peut envoyer des nouvelles de littératures de l’imaginaire reste très limité dans la francophonie.

Actuellement, j’ai trois textes courts en attente de réponse. S’y ajoutent au moins autant d’autres que j’attends de pouvoir soumettre ailleurs ou aux mêmes endroits, ou qui ne correspondent pas aux critères nécessaires pour que je puisse les soumettre à des revues (trop longs, n’appartenant pas au « bon » genre littéraire, etc.), et que je garde sous le coude pour le moment, soit pour les laisser encore mûrir et les recorriger plus tard, soit en faire un recueil, etc.

Pour ce qui est des romans, le premier roman que j’ai soumis à de nombreux éditeurs n’a pas trouvé preneur pour le moment ; j’attends la réponse d’un éditeur. La conception, l’écriture et la correction de ce roman avant soumission à des éditeurs m’ont pris sept ans bien comptés, à ne pouvoir écrire qu’à de longs intervalles. J’ai écrit, depuis, un deuxième roman d’un genre, d’un ton et d’un rythme différents. Pour celui-ci, j’ai décidé de recourir à des bêta-lecteurs. Là encore, c’est une affaire de temps long, car on ne peut pas harceler des gens bénévoles qui ont autre chose à faire que de lire les hasardeuses inventions de votre clavier. J’ai hâte de proposer ce roman à des éditeurs, et cependant le stress de la correction demeure : il faut peaufiner la bête au mieux avant de la pousser hors de l’écurie sur la piste.

Tous ces temps longs expliquent que ce blog ne publie d’actualités des publications qu’à de longs intervalles, alors que j’écris chaque semaine. Je dirais bien que j’envie les gens qui se sont consacrés à la musique ou au dessin et peuvent, en quelques minutes, obtenir l’avis souvent admiratif de leurs proches, mais la composition d’un air ou le peaufinage d’un dessin demandent, eux aussi, de longues heures avant de pouvoir oser montrer le résultat à quelqu’un…

Ajout des versions audio de trois textes

Trois de mes textes parus en revues ou en anthologies sont à présent disponibles ici en version audio, au format mp3, sur la nouvelle page « Versions audio ». Il s’agit de :

  • « Dreamlands », paru en 2009, poème qui s’inspire des Contrées du Rêve d’H. P. Lovecraft.
  • « Châteaux de sable », brève nouvelle allégorique parue en 2013.
  • « L’Or du Laurion », nouvelle de fantasy mythologique parue en 2008.

Ayant passé de longues années à écouter des histoires, c’était assez naturel d’en lire à mon tour. C’est un bon moyen de faire vivre un texte, cela vous permet d’avoir un aperçu de mon travail et c’est en plus accessible aux gens qui ne peuvent pas lire eux-mêmes (parce que leurs yeux leur font défaut, par manque d’énergie, etc.), comme c’est le cas de plusieurs personnes de ma connaissance.

Alors voilà. Je ne suis pas un lecteur professionnel et l’aspect technique tient du bricolage, mais j’espère que ça vous plaira. N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ou par mail (textesdepierre (arobase) free.fr). Bonne écoute !

Actualité des publications : mars 2019

Un de mes textes récents a été accepté par le fanzine de science-fiction Aventures oniriques et compagnie (AOC) : il s’agit de Comme un vol de frelons dans la nuit affamée, une nouvelle de science-fiction à l’atmosphère inquiétante, comme l’indique son titre. Je viens de terminer la phase de corrections du texte après un travail aimable et précis avec le relecteur. J’ai déjà eu l’occasion de le constater à plusieurs reprises : le soin dans le travail et l’attention humaine déployés par les éditeurs ou les revues sont parfois inversement proportionnels à leur taille et on peut avoir de très bonnes surprises en travaillant avec de petites structures (une structure qui a déjà plus de 25 ans, tout de même : AOC dépend du club Présences d’esprits). La nouvelle paraîtra dans le n°53. Sachant que le n°51 vient de paraître, ce sera l’affaire de quelques mois.

JdrMag 45 couverture bassedef

Une publication de non-fiction, en attendant : en dehors de l’écriture de fictions, il m’arrive de travailler pour des revues de jeux de rôle. Dans le dernier numéro en date de Jeu de rôle magazine, le n°45 (printemps 2019), qui vient de paraître en kiosques et en boutiques de jeux, j’ai signé un article pour la rubrique de réflexion : « Le bovarolysme, ou la douce maladie des rôlistes ». J’y parle d’Emma Bovary et de Don Quichotte comme rôlistes manqués, puis j’y applique la notion de bovarysme au jeu de rôle, afin de cerner les divagations et rêveries auxquelles ces joueurs et joueuses s’adonnent autour de leur loisir quand ils ne jouent pas. Eh oui : bien des rôlistes sont des Emma Bovary qui s’ignorent !